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 Michel Sardou : «Je suis un ours,mais je vais sur Internet»

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MessageSujet: Michel Sardou : «Je suis un ours,mais je vais sur Internet»   Sam 28 Aoû - 10:00

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Michel Sardou restera un mois à l'affiche de l'Olympia avant de partir en tournée dans toute la France. Photo Abaca
INTERVIEW - Il sort lundi un nouvel album, «Être une femme 2010», dans lequel il rend hommage à la gent féminine. Sans provocation et avec tendresse.

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Installé toute la journée dans un restaurant des Champs-Élysées, Michel Sardou, 63 ans, se livre au marathon de la promotion. Un exercice dont il s'acquitte finalement avec plaisir. Un peu bougonnant mais ravi de parler de lui, de sa longue carrière et de ses projets.
LE FIGARO. - À l'écoute de votre nouvelle version de la chanson «Être une femme», on a l'impression que la libération des femmes a été un échec…
Michel SARDOU. - Non, j'ai juste essayé de faire un petit bilan amusant. Ce que les femmes ont gagné d'un côté, elles l'ont perdu de l'autre. J'en ai rencontré qui exercent des responsabilités, elles ont perdu leurs bases (maison, famille, enfants). Passé un certain âge, elles ressentent un certain regret. On ne peut pas tout avoir ! Mais c'est une chanson pour danser avant tout, elle n'est pas matière à polémique.
Pourquoi avoir consacré un album entier aux femmes ?
C'est ma productrice qui m'a donné l'idée. Elle m'a dit que je m'étais éloigné de mon public féminin, ce dont je ne me rendais pas compte.
Votre album est assez tendre. Le temps où vous cherchiez la polémique est-il définitivement révolu ?
J'ai 63 ans, je ne suis plus le rebelle que j'étais à 19 ans. Aujourd'hui, je fais plus attention aux mots : je sais qu'il y en a qui tuent ou qui font de la peine. Et puis les gens sont inquiets, je n'ai pas envie d'ajouter du noir. Mon objectif, c'est que le public sorte de mes spectacles avec la banane, en oubliant ses emmerdes.

Pourtant, votre position vous permettrait de vous exprimer sur tous les sujets sans crainte, non ?
Il y a déjà tellement de polémiques ! Et puis, je n'ai pas tous les éléments. Je suis devenu connu en ouvrant ma gueule, c'est vrai, mais les années 1970 étaient plus manichéennes qu'aujourd'hui. J'ai changé, j'ai pris du recul. Je ne suis pas juge. J'ai mes opinions, on les connaît, mais je suis davantage soucieux du spectacle. Au théâtre, je préfère jouer du Jean Poiret que du Harold Pinter.
Pourriez-vous, dans le contexte d'une époque si politiquement correcte, chanter des titres comme Les Ricains, Le France, Musulmanes ?
C'est possible, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. J'ai arrêté de commenter l'actualité et le contexte social parce que ça ne résolvait rien. Si je m'attaque à un sujet, je ne trouverai pas la solution, alors… On parle souvent des erreurs de jeunesse, mais on oublie les erreurs de vieillesse. Une chanson ne résout rien ? Cela ne m'empêche pas de regarder ce qui se passe. Je suis un ours, mais je vais sur Internet !
Plusieurs chanteurs de votre génération (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell) ont annoncé leurs adieux à la scène. Qu'en pensez-vous ?
Quand j'ai vu Eddy annoncer sa dernière séance, j'ai eu un peu de peine. Je lui ai dit : «Tu sais, il y a moyen d'évoluer, on a un métier où on peut se transformer.» Il n'aurait pas dû l'annoncer. Quant à John­ny, si j'étais lui, je me planquerais. C'est un peu pathétique. C'est pour ça que je vais vers le théâtre. J'adorerais jouer Le Roi Lear, même si je n'ai pas le talent nécessaire et tout le monde me tomberait dessus.
Comment passez-vous du music-hall au théâtre ?
Les règles du jeu sont différentes. J'aimerais bien, à un moment, basculer vers le théâtre, mais je n'ai pas prévu de ne plus chanter. La musique, c'est plus mon domaine. Cela fait vingt-cinq ans que je mets en scène mes spectacles. Peut-être un jour serai-je reconnu comme un acteur de théâtre considérable ?

Au début de l'été, le comique Stéphane Guillon a été débarqué de l'antenne de France Inter avec perte et fracas. Qu'en pensez-vous ?
Il y a parfois des insolences qui dépassent les bornes. Pour moi, le comique, c'est celui qui prend des coups de pieds au cul, pas celui qui les donne. C'est Chaplin et Fernand Raynaud. À un moment, il faut se retenir de déglinguer les gens. Mais je suis client de tout ce qui détend, et la plupart des comédies me font rire.
Quelles sont vos lectures ?
En ce moment, je lis le journal intime de Paul Morand. J'aime sa phrase «Je ne félicite pas Dieu d'avoir créé les hommes, mais je félicite les hommes d'avoir inventé Dieu». Mais je lis peu, à part des polars et des livres d'histoire.
Quel est votre avis sur la chanson française actuelle ?
J'écoute la radio en voiture, et j'entends des idées et des orchestrations formidables. J'ai toujours connu ce métier en évolution. En général, les anciens n'aiment pas les nouveaux, c'est un phénomène d'autodéfense. La seule chose qui me dérange, ce sont ces émissions de télé qui font croire que notre métier est facile, alors qu'il faut dix ans pour savoir chanter. Aujourd'hui, on crée de fausses célébrités à qui on ne rend pas service.
Êtes-vous nostalgique ?
Le côté «c'était mieux avant», je déteste ça. Les tournées d'anciens yé-yé, pourquoi pas, si ça permet à des gens de cette génération de retrouver leurs repères.
Vous allez chanter à l'Olympia et non à Bercy cette fois. Pourquoi ?
Parce que c'est bien de changer. Le public adore nous voir de près, il aime nous voir souffrir. Mon père et moi détenons le même record : être resté six mois à l'affiche dans cette salle. Là, je vais faire un mois. On va s'appuyer sur un orchestre solide. Et je tiens à donner le même spectacle en province qu'à Paris.

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